Archives mensuelles : juillet 2008

CNAM : le plafond est enfin fixé mais….

C’est officiel ! L’information publiée sur les colonnes de quelques journaux de la place, relative à la fixation du plafond annuel des montants des prestations de soins dans le cadre du nouveau régime d’assurance maladie, est désormais officielle.

L’arrêté stipule que le montant du plafond est fixé comme suit :

– 200 dinars pour un assuré social n’ayant pas de personnes à charge

– 250 dinars pour un assuré social et une personne à charge

– 300 dinars pour un assuré social et deux personnes à charge

– 350 dinars pour un assuré social et trois personnes à charge

– 400 dinars pour un assuré social et quatre personnes à charge

– 250 dinars pour un assuré social personnes à charge ou plus.

L’arrêté précise que les montants des dépenses des prestations de soins ambulatoires en dépassement du plafond prévu, indiqué comme ci-dessus, sont supportés par l’assuré social.

Il convient de noter par ailleurs, qu’en cas d’inscription à la filière privée de soins ou au système de remboursement en cours d’année, le montant du plafond est diminué compte tenu de la période restante de l’année.

Sont exclues du plafond annuel susmentionné les dépenses des prestations de soins suivantes :

– les prestations de soins ambulatoires dispensées dans le cadre du diagnostic, traitement et suivi d’une maladie lourde ou chronique incluse dans la liste objet de l’arrêté du 25 juin 2007.

– les prestations d’hospitalisation y compris les prestations de soins dispensées dans le cadre d’une hospitalisation de jour et les dépenses des médicaments en rapport avec l’hospitalisation acquis auprès des officines privées.

– Le ticket modérateur prévu au titre des prestations des soins ambulatoires mises à la charge de l’assuré social

– Les prestations suivantes qu’elles soient ou non en rapport avec des maladies lourdes ou chroniques ou d’une hospitalisation : les explorations par scanner, l’imagerie par résonance magnétique et la scintigraphie myocardique, la lithotripsie, la rééducation fonctionnelle et la physiothérapie, les soins thermaux, l’hémodialyse rénale, les appareillages et prothèses.

Notons enfin que cet arrêté prendra effet à compter du 1er juillet 2008.

Loooool!!!no comment!!

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Chapeau Emailig France: « Emailing » est désormais une marque déposée

Le 5 juin dernier a été annoncé que le mot emailing était devenu une marque déposée par la société EmailingFrance.com / Impact-net.com…

Un email nous invitait à signer la pétition contre la société qui avait déposée le mot emailing. A ce jour, plusieurs dizaines de personnes avaient déjà signés ce formulaire, avec quelques grands noms du secteur.

l’objectif de Ludopia Interactive va plus loin que de réserver le mot clé « emailing » dans Adsense. La société a préparé des contrats de licence pour qui voudrait utiliser le mot. L’un, selon Sohrab Heshmati, permet l’utilisation du terme contre quelques « milliers d’euros », l’autre monnayé en fonction « d’un pourcentage du chiffre d’affaires » de l’entreprise permettra d’utiliser le terme dans un cadre commercial. Sohrab Heshmati n’envisage pas de faire payer les sites médias et les blogs qui assimileraient le terme à l’activité professionnelle, la pratique n’étant pas « préjudiciable » à Ludopia Interactive. [lol merci trés charitable}
Selon Sohrab Heshmati (le dirigeant), l’objectif de Ludopia Interactive n’est pas de « gagner de l’argent ». Mais plutôt d’éviter l’utilisation de la marque à tort et à travers, et apporter une sorte de label éthique aux sociétés utilisant ce terme. Ainsi, les sociétés achetant la licence s’engageront sur des principes de bonnes pratiques, comme ne collecter que des adresses opt-in, ou ne pas spammer ses utilisateurs.
« C’est une belle blague, s’étonne Jérôme Stioui, PDG de Directinet, personne ne va accepter de payer une licence ». Une licence qu’attend toujours de recevoir la société Message Business afin de prendre connaissance des conditions exactes demandées par Ludopia et savoir comment réagir. Mais pour son cofondateur, Guillaume Le Friant, la contre attaque doit venir du secteur. « C’est au niveau du marché que les réponses doivent venir. Mais pour cela, il faut attendre que tout l’écosystème du marketing électronique prenne conscience de l’importance de la situation ». Et pour pousser à cette prise de conscience, Message Business vient de lancer une pétition en ligne pour plaider que « emailing » est bien un terme générique. Mais ça, seule la décision d’un juge permettra de l’affirmer.

Comment collecter plusieurs milliers d’adresses email en une seule semaine?

Si de plus en plus d’internautes répugnent désormais à confier leur adresse email à un site d’eCommerce, réclament l’existence d’engagements de confidentialité sérieux, etc… il est une technique qui continue à se jouer de toutes les réticences: le concours.
Pour espérer gagner un prix, force est en effet de constater que, dans ce cas là, l’internaute perd aussitôt toute prudence, pour le plus grand bonheur des e-marketers.
Bluefly.com vient d’en faire l’expérience avec une opération lancée depuis maintenant 12 semaines et qui lui a permis de récolter, uniquement sur la dernière semaine, la bagatelle de 11.000 adresses email.
Il faut toutefois concéder que « l’incentive » est de qualité puisque, toutes les semaines, les participants du concours peuvent gagner un sac à main Hermes.
La direction marketing de Bluefly a d’ailleurs reconnu que ces sacs Hermès représentaient un budget de plusieurs milliers de dollars mais pour un résultat couvrant très largement les dépenses.
La technique employée par Bluefly.com est également intéressante.
Tout d’abord, les internautes peuvent participer plusieurs fois au concours afin d’augmenter leurs chances, avec un maximum autorisé d’une fois par jour.
Cette idée, assez intelligente, les incite donc à revenir chaque jour sur le site…
Ensuite, Bluefly.com offre une chance supplémentaire de gagner aux participants, à chaque fois qu’ils envoient un message promotionnel de la part de Bluefly, à l’une de leurs connaissances.
A manier bien évidemment avec plus de précautions pour ne pas risquer d’obtenir un effet inverse de celui recherché.
Un concours doté de prix de qualité, une incitation pour les internautes à revenir plusieurs fois sur le site pour le même concours, un viral marketing apparemment maîtrisé constituent donc la recette du succès de cette campagne de collecte d’emails initiées par Bluefly.
Source : Bluefly.com

La véritable efficacité de l’email marketing passe par l’analyse poussée du clickstream

Beaucoup de responsables e-marketing pensent que l’efficacité d’une campagne d’e-mail marketing dépend essentiellement du nombre de destinataires qui auront ouvert les emails envoyés.

Or, d’après une étude de Jupiter Research, et je partage largement cet avis, ce seul critère est nettement insuffisant pour se prononcer sur la réussite ou non d’une campagne d’e-mailing.

Il semble pourtant que la plupart des entreprises n’aient pas encore réellement compris cet enjeu.

Ainsi, parmi les sociétés interrogées par Jupiter Research dans le cadre de cette étude, si 25% d’entre elles ont déclaré vouloir s’équiper d’une solution d’e-mail marketing d’ici un an, la grande majorité de ces mêmes entreprises n’ont absolument pas prévu d’implémenter de quelconques outils d’analyse des campagnes d’email marketing qu’elles projettent de faire.

Ces outils d’analyse et de tracking des clicks effectués par les internautes, après réception d’un message email ou « clickstream », permettent en effet de connaître précisément le véritable comportement des destinataires d’une campagne marketing : ont-ils cliqué? Combien de fois, sur quel lien? Combien de temps après avoir reçu/ouvert l’email? Après avoir cliqué, quel a été leur comportement sur le site? Etc, etc…

On voit bien que, sans ce type d’analyse fine du clickstream, basée sur un tracking efficace, il est très difficile d’évaluer l’efficacité réelle d’une campagne d’e-mail marketing.

Afin d’illustrer les résultats de son étude, Jupiter cite le cas d’un revendeur d’articles de sport qui, à partir de la liste de ses clients, a lancé une campagne d’emailing pour leur vendre des jersey NFL. Toutefois, cette liste de prospects n’avait pas été seulement établie en fonction de critère relatifs par exemple à leur fréquence d’achat, ou encore au fait qu’ils soient géographiquement proches d’une équipe jouant en NFL ou non, mais également en intégrant les données de clikstream correspondant aux clients qui avaient régulièrement surfé dans les pages produits du site au cours de l’année précédant la campagne d’e-mailing.

Le taux de réponse aux emails envoyés a été de… 62% et les ventes réalisées ont été supérieures d’un million de dollars par rapport à la campagne effectuée un an plus tôt, qui n’intégrait pas les données de clickstream des clients.

Bien entendu ceci est un cas précis mais n’est pas un cas isolé et il semble bien que l’affinage d’une cible marketing via ce type d’outils porte réellement ses fruits.

Par contre, si l’emploi du clickstream est évidemment de nature à améliorer l’efficacité des campagnes d’email marketing, il n’en reste pas moins que nombre d’internautes sont également susceptibles, à leur tour, de vous envoyer un jour un email.

Dans ce cas, l’entreprise n’est pas obligée de posséder un savoir-faire marketing aussi évolué que celui nécessaire pour l’analyse du clickstream puisqu’il suffit de… répondre… correctement et dans des délais supportables pour le client.

Et c’est bien là que le bât blesse.

En effet, selon une autre étude, toujours réalisée par Jupiter Research, si 92% des sites surveillés par le cabinet d’études Internet offrent un service consommateur par email, ils n’y en a que 34% qui se révèlent capables d’envoyer un email d’accusé de réception lorsqu’un internaute prend la peine de leur écrire.

D’après Jupiter Research, si l’industrie automobile se place assez bien en termes de délais de réponse aux emails des consommateurs, il n’en est pas encore de même dans l’eRetail.

L’enjeu est pourtant réel puisque, d’après l’enquête réalisée par Jupiter Research, 57% des consommateurs interrogés ont déclaré qu’ils étaient plus enclins à poursuivre des relations commerciales avec un e-commerçant capable de répondre rapidement à leurs emails.

Or, les statistiques des temps de réponses email établies par Jupiter Research montrent qu’il existe encore pas mal de disparités selon les secteurs :

Sites d’eRetail :

– 31% des sites de retailers répondent dans les 6 heures,

– 31% dans les 24 heures.

Sites automobiles :

– 48% des constructeurs répondent dans les 6 heures,

– 31% dans les 24 heures.

Fabricants de produits alimentaires :

– 48% dans les 6 heures,

– 21% dans les 24 heures.

Bien entendu, savoir envoyer un email accusant réception de celui de votre consommateur est une chose, y apporter une réponse adaptée en est une autre.

De plus, il convient aussi souvent de profiter de cette occasion pour offrir à votre client des moyens alternatifs pour pouvoir vous contacter en incluant dans votre email d’accusé de réception, un numéro de téléphone vert par exemple.

En résumé, savoir conduire une campagne d’e-mail marketing de qualité en utilisant les toutes dernières technologies de tracking et d’analyse du clickstream est une solution d’avenir, mais qui ne saurait ignorer la nécessité de savoir simplement manager le flux de ses emails entrants, compte tenu du fort risque de frustration pouvant être engendré chez vos clients ou prospect… si elle est mal gérée.

Source : Jupiter Research

chaytan