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LE MYSTÈRE DE L’AMOUR

Psyché était très jolie. Aucune créature humaine ou divine ne la surpassait en beauté.

Sa grâce était telle qu’elle conquît Cupidon, Dieu des amours, qui ordonna à Zéphyre de l’enlever dans les airs et de lui offrir le plus magnifique palais.

Psyché s’extasie de sa nouvelle demeure. Mais à la nuit tombante, elle entend une voix qui lui murmure ces mots :

« Ne crains rien, c’est moi le maître de ce domaine, je te le donne comme présent de nos noces prochaines. Exige et tu seras exaucée. Je n’attends qu’une chose en retour :
ne cherche jamais à me voir. A cette seule condition nous pourrons vivre heureux. »

L’aurore point et l’être mystérieux disparaît sans que Psyché ne l’ait aperçu. Mais nuit après nuit, la curiosité la ronge. Aussi un soir, elle prend sa lampe, la dissimule
derrière les fleurs et attend.

Son époux ne tarde pas. Il s’étend et s’endort. L’instant est favorable : Psyché prend la lampe et découvre le visage de son aimé.

Elle ne peut se détacher de ce troublant tableau, l’émotion la gagne, sa main tremble, la lampe vacille et une goutte d’huile tombe sur le torse du dormeur qui se réveille…

Le charme est aussitôt rompu : plus de palais, plus de jardins, plus d’amour. Seul un roc sauvage sur lequel se lamente l’infortunée Psyché !

Cette triste histoire a traversé les époques pour nous rappeler que l’amour n’est pas un sentiment si puissant qu’il ne puisse être brisé par le temps, la routine et
une intimité trop grande.

Souvent, vous avez dû vous rendre compte que le mystère qui entoure votre compagne ou votre compagnon tient à peu de choses: ne le surprenez pas dans des moments où il/elle voudrait rester seul(e), contentez vous de posséder sans enfermer, d’aimer sans vouloir contrôler, n’épuisez pas le parfum de l’amour en vous enivrant de sa saveur piquante.

Apprenez la sagesse de la distance et vous augmenterez
vos chances de rester un couple solide et uni.

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« Un bon mariage est celui où chacun fait de l’autre le gardien de sa solitude. Lorsqu’on admet qu’il reste une distance infinie entre les êtres humains les plus proches, on peut fonder une vie merveilleuse côte à côte si l’on sait aimer la distance entre nous qui permet à chacun de voir l’autre dans sa totalité contre un ciel immense. »

Rainer Haria Rilke

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Voyage métaphorique proposé par Dida,

Sur les sombres quais de la vie…
De petits enfants perdus…
Les uns rêveurs…
Les autres en pleurs…
Et les plus hardis se jettent dans l’oubli…
Les rêveurs…
Regardent avec stupeur…
Ce train…qui vient de loin…
En plissant leurs yeux éblouis…
Ils plongent dans un rêve infini…
Qui les emmènent très loin d’ici…
Les pleurnicheurs…
Paniquent en voyant sa vitesse et sa grandeur…
Tout seuls… tout petits devant cette chose bizarre…
Ils tremblent…ils ne savent pas quoi faire…
Faut-il le prendre…
Ou bien faut-il encore attendre…
Ils appellent au secours…
Ils demandent de l’aide…
Puis ils font comme tout le monde…
Et foncent vers ces portes qui s’ouvrent…
Sans même savoir…
Si elles mènent au paradis ou à l’enfer…
Les derniers…
Ne quittent pas ce quai sombre…
Silencieux…pensifs…
Ils se tiennent à l’ombre…
le train avec ses lumières ne les éblouit pas…
Ne les impressionne pas…
Sa vitesse et sa grandeur ne les effraient pas…
Sa destination ne les intéresse pas…
Dans ce silence funèbre…
Ils sourient à la mère des ténèbres…
Elle leur tend la main…
Une main froide…
très froide…
Mais ces pauvres petits ne s’en aperçoivent pas…
Vu qu’on ne leur a jamais tendu la main auparavant…
Ils avancent…
Doucement…
Sûrement…
Ils se laisse guider vers les railles…
Ils s’allongent…
les yeux fermés…
Les bras croisés…
En attendant ce premier baiser…
Que la mort leur a promis…
Au prochain passage du train de la vie…

shy boy

I’m sittin’ in the window of a street cafe
Watchin’ you walking by each day,
It seems that you always wanna look my way
Hey, you can’t deny, boy,
You’re such a shy boy.

So good looking you seem to be
But you’re too tongue-tied to say hi to me,
You could make it happen so easily
Woah, I’ll tell you why boy,
‘Cos I’m looking for a shy boy

Mille mercis, président Bush, par Paulo Coelho

Je viens de découvrir ce site: http://docteurjp.free.fr/mercimrbush.htm
Il s’agit d’une lettre que Paulo Coelho adresse a Bush 😉

Mille mercis, président Bush, par Paulo Coelho .

Merci à vous, grand dirigeant. Merci, George W. Bush. Merci de montrer à tous le danger que représente Saddam Hussein. Nombre d’entre nous avaient peut-être oublié qu’il avait utilisé des armes chimiques contre son peuple, contre les Kurdes, contre les Iraniens. Hussein est un dictateur sanguinaire, l’une des expressions les plus manifestes du Mal aujourd’hui.

Mais j’ai d’autres raisons de vous remercier. Au cours des deux premiers mois de l’année 2003, vous avez su montrer au monde beaucoup de choses importantes, et pour cela vous méritez ma reconnaissance.

Ainsi, me rappelant un poème que j’ai appris enfant, je veux vous dire merci.

Merci de montrer à tous que le peuple turc et son Parlement ne se vendent pas, même pour 26 milliards de dollars.

Merci de révéler au monde le gigantesque abîme qui existe entre les décisions des gouvernants et les désirs du peuple. De faire apparaître clairement que José Maria Aznar comme Tony Blair n’ont aucun respect pour les voix qui les ont élus et n’en tiennent aucun compte. Aznar est capable d’ignorer que 90 % des Espagnols sont opposés à la guerre, et Blair ne fait aucun cas de la plus grande manifestation publique de ces trente dernières années en Angleterre.

Merci, car votre persévérance a forcé Tony Blair à se rendre au Parlement britannique avec un dossier truqué, rédigé par un étudiant il y a dix ans, et à le présenter comme « des preuves irréfutables recueillies par les services secrets britanniques ».

Merci d’avoir fait en sorte que Colin Powell s’expose au ridicule en présentant au Conseil de sécurité de l’ONU des photos qui, une semaine plus tard, ont été publiquement contestées par Hans Blix, l’inspecteur responsable du désarmement de l’Irak.

Merci, car votre position a valu au ministre français des affaires étrangères Dominique de Villepin, prononçant son discours contre la guerre, l’honneur d’être applaudi en séance plénière – ce qui, à ma connaissance, n’était arrivé qu’une fois dans l’histoire des Nations unies, à l’occasion d’un discours de Nelson Mandela.

Merci, car grâce à vos efforts en faveur de la guerre, pour la première fois, les nations arabes – en général divisées – ont unanimement condamné une invasion, lors de la rencontre du Caire, la dernière semaine de février.

Merci, car grâce à votre rhétorique affirmant que « l’ONU avait une chance de démontrer son importance », même les pays les plus réfractaires ont fini par prendre position contre une attaque de l’Irak.

Merci pour votre politique extérieure qui a conduit le ministre britannique des affaires étrangères, Jack Straw, à déclarer en plein XXIe siècle qu' »une guerre peut avoir des justifications morales » – et à perdre ainsi toute sa crédibilité.

Merci d’essayer de diviser une Europe qui lutte pour son unification ; cet avertissement ne sera pas ignoré.

Merci d’avoir réussi ce que peu de gens ont réussi en un siècle : rassembler des millions de personnes, sur tous les continents, qui se battent pour la même idée – bien que cette idée soit opposée à la vôtre.

Merci de nous faire de nouveau sentir que nos paroles, même si elles ne sont pas entendues, sont au moins prononcées. Cela nous donnera davantage de force dans l’avenir.

Merci de nous ignorer, de marginaliser tous ceux qui ont pris position contre votre décision, car l’avenir de la Terre appartient aux exclus.

Merci parce que, sans vous, nous n’aurions pas connu notre capacité de mobilisation. Peut-être ne servira-t-elle à rien aujourd’hui, mais elle sera certainement utile plus tard.

A présent que les tambours de la guerre semblent résonner de manière irréversible, je veux faire miens les mots qu’un roi européen adressa autrefois à un envahisseur : « Que pour vous la matinée soit belle, que le soleil brille sur les armures de vos soldats – car cet après-midi je vous mettrai en déroute. »

Merci de nous permettre à tous, armée d’anonymes qui nous promenons dans les rues pour tenter d’arrêter un processus désormais en marche, de découvrir ce qu’est la sensation d’impuissance, d’apprendre à l’affronter et à la transformer.

Donc, profitez de votre matinée, et de ce qu’elle peut encore vous apporter
de gloire.

Merci, car vous ne nous avez pas écoutés, et ne nous avez pas pris au sérieux. Sachez bien que nous, nous vous écoutons et que nous n’oublierons pas vos propos.

Merci, grand dirigeant George W. Bush.

Merci beaucoup.

Together

You were born together, and together you shall be forevermore.
You shall be together when white wings of death scatter your days.
Aye, you shall be together even in the silent memory of God.
But let there be spaces in your togetherness,
And let the winds of the heavens dance between you.
Love one another but make not a bond of love:
Let it rather be a moving sea between the shores of your souls.
Fill each other’s cup but drink not from one cup.
Give one another of your bread but eat not from the same loaf.
(Khalil Gibran, The Prophet)

Citation

“Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c’est la peur d’échouer.”
Paulo Coehlo

A

Si tu étais la mer-Moi je serais rivière-Et mes jours couleraient vers toi-Si tu étais pays-Mes bras seraient frontières-…-Si tu étais…-Mais tu es plus encore…-Tu es, tu es-Et tu remplis mes jours-Tu es de vie-Tu es d’amour-Tu es.